25 septembre 2008

18eme partie : les héros ont toujours une fin tragique

La fuite de nos héros de la cité noire du seigneur Marcass était inexorable car apparemment une troupe assez importante semblait se mobiliser derrière l’enceinte du château.

Seul Amroth qui était invisible et volait, était passé de l’autre côté des murs afin d’aller rendre visite à l’espion du roi Darvul, confident de Marcass, Stork.

Afin de limiter l’avancée des troupes ennemis aux trousses des fuyards il décida aussi par la même occasion de jouer un vilain tour aux gardes qui sortaient de l’armurerie en envoyant une belle flaque de graisse juste à la porte de sortie. Si les premiers assaillants réussissent à passer, non sans avoir fait une belle figure artistique, le reste s’affala ventre à terre, ce qui eut pour effet de faire rire Amroth, mais heureusement pour lui dans le brouhaha personne ne su d’où pouvait venir ces moqueries.

Laucian, Kerith et Galanodel fuyaient rapidement mais un événement imprévu coupa l’effort des coureurs effrénés. Galanodel fut soudain rappelé par sa divinité et Argonaim apparu tout à coup. Passée la surprise Kerith dû à la fois ramasser la rune de Galanodel et transporter Argonaim. Heureusement pour eux leur avance était tout de même conséquente, malgré les flèches enflammées envoyés par les archers pour marquer la direction de leur fuite.

Après avoir parcouru 200 bons mètres ils décidèrent de passer la petite rivière et d’attendre les guerriers partis à leur trousse afin de les massacrer.

Kerith profita de l’attente pour permettre à Argonaim de se sentir à la fois plus fort pour attaquer et défendre, mais aussi il pouvait désormais marcher sur l’eau et éviter de perdre énormément de sa vie puisqu’il partagerait les probables dégâts occasionnés avec le prêtre qui n’était pas avare de sacrifice.

Laucian, lui, fidèle à son image, attendait impatiemment l’arrivée des ennemis, prêt à dégainer ses flèches meurtrières.

Pendant ce temps Amroth cherchait la maison de l’espion, mais grâce aux renseignements du seigneur Darvul, il savait qu’il fallait qu’il cherche sur la gauche de la cité. Une seule maison semblait correspondre, et, des deux cheminées existantes, une seule fumait. Comme le chef de la garde Groll était absent, Amroth pensait que l’espion devait résider dans la 2ème partie du bâtiment.

Pourtant après avoir fait un rapide tour de l’ensemble, il décida de s’attaquer à la première porte qui donnait sur une pièce sans lumières. Il ne parvint pas à l’ouvrir et par dépit il dû se résoudre à se rabattre sur l’autre porte. Par chance celle ci était ouverte, il la poussa violemment  afin de voir ce qu’il pouvait y avoir à l’intérieur. Quelqu’un arriva, regarda dehors et referma la porte immédiatement. Etait-ce Stork ? Amroth ne le savait absolument pas car il n’avait pas plus que ses compagnons une description fidèle de cet homme.

Il décida alors de crier Stork assez fort pour que l’homme puisse l’entendre du dehors. Ce qui fonctionna car la porte fut de nouveau ouverte. Amroth en profita pour se faufiler à l’intérieur de la pièce en s’installant en haut d’une armoire. L’homme referma la porte non sans se demander ce qui pouvait arriver et pourquoi il entendait des voix. Amroth décida alors de tester cet homme il lui cria « je sais qui tu es Stork, tu es un espion du roi Darvul, tu vas payer ta traîtrise… »

Ça faisait de l’effet sur l’homme car celui ci commençait à paniquer sérieusement et des énormes gouttes de sueur perlaient le long de son front.

Amroth pensa que c’était vraiment la bonne personne et réapparu aux yeux ébahis de cet homme. Racontant le pourquoi de sa venue, ils commencèrent à discuter ensemble, l’homme proposa à Amroth de regarder derrière un tableau pour lui montrer le lieu d’où il espionnait la pièce adjacente et profita pour mettre un couteau sous la gorge d’Amroth…

6 gardes arrivaient en courant sur Laucian, Kerith et Argonaim. Kerith dégaina le 1er une arme spirituelle qui frappa le 1er assaillant, Argonaim attendait de pieds fermes les ennemis au beau milieu de la rivière et Laucian qui après une concentration extrême (aidé de la magie) décocha sa 1ère flèche en plein dans le crâne du guerrier qui posa un genou à terre avec du sang qui coulait le long de sa tempe.

Les ennemis malgré tout avançaient inexorablement vers nos amis malgré les frappes précises de Laucian. Cependant le combat tournait rapidement à leur avantage car Kerith et Argonaim rentrèrent dans le combat avec justesse et robustesse.

Argonaim d’ailleurs trouva l’ouverture à plusieurs reprises ce qui lui changeait de ses médiocres essais lorsqu’il tentait frénétiquement de fracasser une vulgaire porte en bois…

A peine voyaient ils les assaillants réduits à néant qu’une nouvelle vague de guerriers approchait. Malgré tout ils décidèrent de poursuivre le combat. Tout comme la 1ère vague les ennemis avaient du mal à se sortir des armes spirituelles de Kerith.

Même si Argonaim et Kerith subissaient quelques dégâts, l’heure n’était pas encore à la fuite car tout semblait se passer pour le mieux…

Amroth se trouvait maintenant sans une mauvaise posture, cette lame si froide sur da gorge. Stork, posa alors machinalement une question.  « Comment se prénomme la fille du roi Darvul ? ». Amroth ne prit pas trop longtemps à répondre lui qui avait l’habitude de la cours du roi. « Mais il n’a pas de fille » rétorqua t’il. « Effectivement » répondit Stork en retirant le couteau.

Voyant que Amroth disait vrai la conversation s’engagea et il lui demanda s’il avait des coordonnées à lui donner afin que la quête pour le roi Darvul puisse s’achever. Il lui donna un papier avec ces précieux sésames et Stork demanda à Amroth de quitter aussi rapidement que prudemment la cité afin de ne pas se faire repérer.

Amroth proposa son aide pour évacuer l’espion, mais celui avait un autre moyen de fuir au cas où sa tournerait mal pour lui.

Amroth de nouveau invisible et volant décolla pour rejoindre ses compagnes et leur venir en aide au cas où, mais les connaissant il ne devait pas y avoir de problèmes pour eux…

La 2ème vague d’ennemi ne posait pas trop de soucis à tout ce beau monde, d’ailleurs Laucian en profitait pour décapiter un ennemi, et lorsque Amroth était en vue de l’attroupement tout semblait se passer à merveille. Sauf qu’une horde d’une quinzaine de guerriers arrivait à nouveau avec parmi eux un homme sans armure.

Laucian sentant le danger proposa de fuir ce qui fut fait, Amroth voulu protéger la fuite de ses camarades mais il était déjà trop tard, une énorme boule de feu traversa le ciel pluvieux et fini sa course entre Argonaim et Kerith.

La sentence fut terrible pour le groupe, Argonaim diminué par les périples précédents et Kerith prenant la moitié des dégâts porté à Argonaim furent terrassés par cette attaque.

Kerith mourut instantanément et Argonaim tomba dans un coma aussi triste que rédhibitoire.

Ils n’y avait plus que Laucian et Amroth pour poursuivre le combat mais même si leurs deux valeureux camarades valaient une bataille sanglante, il valait pourtant mieux, avec les nouvelles coordonnées, fuir au plus vite.

Amroth profita tout de même de son invisibilité pour ramasser la rune de Galanodel des poches calcinées de Kerith ainsi que son épée magique, qui pourra sans doute servir plus tard.

Laucian profita des talents de l’ensorceleur pour quitter en volant la bataille non sans regretter de laisser les corps de leurs amis aux mains des serviteurs de Marcass.

Les deux rescapés décidèrent de se rendre auprès de l’échiquier afin d’ouvrir enfin la porte de la quête finale, afin que la mort des leurs amis ne soit pas veine.

Connaissant déjà les lieux ils parvinrent grâce aux précieux plans conservés à retrouver leur chemin, non sans avoir essayer de reprendre des forces pendant une nuit avec encore dans leurs pensées cette image d’explosion funeste emportant Kerith et Argonaim.

Malgré les sentinelles gobelins ils arrivèrent à destination et entreprirent d’ouvrir d’abord une 1ère porte inexplorée. Sur le bureau trônant au beau milieu de la pièce 2 potions furent trouvées, une de rapidité et une de guérison. Amroth fouilla les tiroirs et trouva un anneau.

Il le passa au doigt pour essayer et il lui prit presque immédiatement l’envie de grimper aux murs à l’aide uniquement de ses mains et pieds. Un objet qui sera sans doute fort utile pour nos héros.

Enfin il fallait ouvrir la porte finale, le bout de leur quête. L’épée était au bout de la combinaison de l’échiquier, tant de sueur et de sang versé allait enfin être récompensé.

Ils arrivèrent devant le socle où était fichée une magnifique épée, brillante, à la lame parfaite.

Mais hélas, ils se rendirent compte qu’ils avaient omis un détail, en effet sur le socle un emplacement pour une clé en forme d’étoile à 3 branches apparaissait.

La clé n’était pas en leur possession et pour cause c’est à l’est de la cité noire, dans l’antre du dragon qu’elle se trouvait.

Toutes les émotions de la dernière bataille ont sans aucun doute troublé les survivants.

Tant pis, il fallait d’abord reprendre des forces et ses esprits avant d’aller affronter leur destin et à deux ils savaient déjà que ce serait une mission presque impossible…

extrait du traité sur les plus grandes legendes de Sylvania par le frère Caldé

Posté par god007 à 22:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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